GTS à Paris PDF Envoyer
Mercredi, 13 Janvier 2010 18:20

Notre Président est actuellement en mission à Paris. Il rencontre plusieurs membres du gouvernement central, et d’importantes décisions pour la Polynésie sont prises. Voici les informations fournies par la présidence du Pays à ce sujet.  

> Signature d'un avenant de convention avec Luc CHATEL, ministre de l'éducation nationale, le 18.01.10

Une convention signée avec Luc Chatel pour rénover collèges et lycées polynésiens Luc Chatel, Ministre de l’Education nationale et Gaston Tong président de la Polynésie française, accompagné de Moana Greig, ministre polynésien de l’Education, ont signé, lundi au 110 rue de Grenelle à Paris, un avenant à la convention du  4 avril 2007 qui dispose des dotations financières allouées par l’Etat au Pays, pour la partie fonctionnement, ainsi que pour la partie investissement.  Pour l’exercice 2010, ces dotations seront donc reconduites avec une augmentation pour le fonctionnement, dans l’attente de la mise en place de la dotation globale de compensation (DGC) à l’horizon 2011.
« Il était important pour la Polynésie française que le secteur de l’Education puisse disposer d’un budget permettant de faire face aux travaux d’entretien de nos collèges et lycées. Un budget permettant aussi la construction  de plusieurs nouveaux collèges et d’un nouveau lycée, afin de rattraper le retard pris depuis bientôt trois ans » a insisté Gaston Tong Sang quelques instant après avoir signé la convention.

Le montant global de cette convention est de 27 millions d’euros, soit un peu plus de 30 milliards. « Nous avons garanti le financement de 2010 et engagé la discussion pour la future dotation globale de compensation. Cela, éviterait à terme, de revenir chaque année à Paris négocier les termes de la convention. Ce sera une convention sur le long terme » s’est félicité le président de la Polynésie française.

Un accord-cadre entre l’Etat et la Polynésie

Interrogé sur sa volonté, exprimée, en fin  de semaine dernière, de travailler à un « accord-cadre » entre l’Etat et le Pays permettant le développement économique de la Polynésie française « sur une base institutionnelle enfin solide », le président Gaston Tong Sang a réaffirmé «comme je l’ai demandé en début d’année 2009, il faut ouvrir un chantier pour revoir la loi électorale. Mais cela n’est pas suffisant, la priorité est de faire évoluer la mentalité des hommes politiques et surtout donner un nouveau cap aux relations entre la Polynésie française et la République ».
 Dans son esprit il est nécessaire de donner plus de visibilité à l’action politique locale tout comme à l’accompagnement de la République dans le cadre du statut d’autonomie : « Toute la Polynésie, les acteurs économiques tout comme la population veulent savoir où l’on va. Je crois que c’est ce nouveau cadre qu’il faudrait réécrire pour fixer les grandes lignes du développement de la Polynésie française.  Mon souhait est que la Polynésie française, participe réellement aux côtés de la France au redéploiement de ce qui existe de meilleur dans les domaines de la recherche, de la technologie et du numérique. C’est bien cela le vrai pari » a-t-il martelé. 

> Déjeune-presse le 15.01.10 à la Délégation de la Polynésie française à Paris 

 

Le président Gaston Tong Sang a convié plusieurs journalistes à un déjeuner de presse, organisé à la Délégation de la Polynésie française à Paris. Ce déjeuner a été l’occasion de faire le point sur une semaine très chargée en rendez-vous parisiens. Les correspondants de la presse polynésienne étaient présents bien sur, mais aussi les journalistes de l’AFP, du journal Le Monde et des Echos, à qui le Président a aussi commenté l’actualité politique du fenua.


« Le bilan de notre mission est très positif. Il est exceptionnel qu’une délégation de la Polynésie française se déplace sur Paris en début d’année. Il m’avait été demandé de venir avant le vote du budget 2010, mais j’avais préféré refuser » a indiqué Gaston Tong Sang.
« Si je suis là, c’est parce que  nous avions besoin du soutien de l’Etat pour faire avancer de gros dossiers comme ceux de la DGDE et de la convention de l’Education. Mais aussi, afin de clarifier certains problèmes. Nous repartons rassurés » a-t-il dit avec la satisfaction de pouvoir annoncer à la population que « l’Etat est bien présent à nos côtés, il est conscient et sensible aux problèmes que rencontre la Polynésie française ».
Il a aussi confirmé à la presse avoir réaffirmé aux représentants de l’Etat que son gouvernement était « mobilisé contre l’instabilité et pour sortir la Polynésie française de sa situation de crise. » Et de rajouter « Pour le faire, il faut agir, donc nous nous sommes inscrits dans l’action ».  Le président de la Polynésie française a dit repartir « rassuré en Polynésie française et satisfait d’avoir trouvé en l’Etat, un partenaire loyal »

 

Un équilibre dans la majorité

Interrogé sur le fait de savoir s’il avait promis la vice-présidence du gouvernement à Gaston Flosse et la présidence de l’assemblée à Edouard Fritch, le président Tong Sang a déclaré : « J’ai promis la vice-présidence au Tahoera’a. C’est Edouard Fricth qui occupe actuellement ces fonctions. Au moment du changement de bureau de l’Assemblée nous verrons comment s’organiseront les répartitions des responsabilités ».  Interrogé sur Gaston Flosse, le président Tong Sang répond « il n’est actuellement  pas prévu qu’il devienne vice-président » et de finir « toutes les propositions nécessitent une concertation des groupes de la majorité, qui est équilibrée. Edouard Fritch, estime que le groupe Tahoeraa Huiraatira est bien considéré, tant par la majorité actuelle que par notre gouvernement, il est très bien à la Vice Présidence, il amène son savoir-faire, ses compétences et nous arrivons à travailler vite et bien, ensemble »
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En ce qui concerne Philip Schyle, actuel président de l’Assemblée de la Polynésie française, Gaston Tong Sang considère qu’il « exerce ses fonctions avec beaucoup de compétences et de doigté. Si nous avons pu voter le budget 2010 dans les délais c’est grâce à lui. Un autre président, aurait  peut-être, pu freiner les travaux de l’Assemblée. C’est un  homme droit et de parole». Le président Gaston Tong Sang a rappelé que « à l’Assemblée il y a aussi des commissions et  d’autres postes importants ». 

 

 

 

> Rencontre le 14.01.10 avec Eric WOERTH, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat ; et avec Alexandre de Jugnac, directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi

 

  Le Président Gaston Tong Sang a été reçu, jeudi à Paris, par Eric Woerth, ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, puis dans la soirée par Alexandre de Juniac, directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.

 

Au cœur des discussions la DGDE


Au cours de ses entretiens à Bercy, Gaston Tong  Sang  a rappelé que pendant treize années la DGDE n’avait pas été réévaluée et il s’est montré en conséquence favorable à la réactualisation de son montant. De toute évidence ses interlocuteurs,  tout comme Marie-Luce Penchard deux jours auparavant, ont jugé cohérente sa démarche. Dans l’esprit du Président de la Polynésie française il s’agit d’ « une occasion  de partir sur une nouvelle dotation globale pour le budget de la Polynésie française ».


Une actualisation de deux milliards de Fcfp


Actuellement, l’enveloppe de la DGDE s’élève à un montant de 18 milliards de Fcfp. « Nous souhaitons passer à 20 milliards de Fcfp », a confié le Président de la Polynésie française. Avec les deux milliards d’actualisation, « il sera possible de partir sur de nouvelles bases avec les nouvelles clefs de répartition entre le fonctionnement à hauteur de 60% et le reste destiné à l’investissement ».

 

Concernant cette actualisation, le Président de la Polynésie française a aussi affirmé « ne pas avoir ressenti la moindre objection de la part du ministre du budget ». Gaston Tong Sang a également rappelé que « l’Etat avait toujours participé au financement du régime de solidarité géré par la Caisse de Prévoyance Sociale. Or, depuis deux ans, cette participation aux côtés du Pays s’est arrêtée ». Et de se réjouir : « Cette actualisation de deux milliards Fcfp est de nature à nous aider à financer ce régime ».

 

Le soutien au budget d’investissement polynésien

 

Pour financer le budget d’investissement du Pays, le Président Gaston TONG SANG a rappelé « qu’il faut trouver 30 milliards de Fcfp d’emprunt ». Aussi, a-t-il été heureux de trouver un écho favorable du côté du ministre Eric Woerth qui a indiqué soutenir les projets polynésiens de façon concrète, et ceci, en intervenant auprès des bailleurs de fonds tels que l’Agence Française de Développement. De même, le ministre du Budget a manifesté son soutien en matière de défiscalisation aux projets  polynésiens nécessaires à l’essor économique.  « Le Pays, seul, ne peut se sortir de la crise. Il faut soutenir et accompagner tout le secteur privé. Ainsi, j’ai grand espoir qu’en 2010 le secteur privé participera  fortement à la relance économique ».


Dix projets agréés en un mois


Gaston Tong Sang a aussi confirmé qu’au lendemain de son arrivée au pouvoir, sa majorité avait découvert que « malheureusement pendant neuf mois l’ancien gouvernement n’avait agréé que cinq projets. En l’espace d’un mois, de fin novembre à fin décembre,  nous en avons agréé une dizaine, et ceci  pour plus de 4 milliards de Fcfp. C’est très important et ces projets devraient démarrer dans les jours qui viennent ».


Enfin, le Président Gaston Tong Sang a plaidé auprès d’Eric Woerth, qui participera à l’arbitrage auprès du Premier ministre, en faveur d’un allongement de la liste des maladies liées aux essais nucléaires, ouvrant à indemnisation.

 

Changer l’image de la Polynésie à Paris


Interrogé sur la mauvaise image que pourrait avoir la Polynésie française dans les cabinets ministériels, Gaston Tong Sang a insisté sur le fait que « c’est à nous, Polynésiens, de changer cette image. Vingt-mille kilomètres nous séparent de la France, et vu de loin, les images sont forcément déformées ».

 

Et d’affirmer : « Ma mission à Paris, c’est aussi de dire que la Polynésie française, au-delà de ce que l’on peut entendre ici, c’est à présent, des élus qui veulent assumer leurs responsabilités. Telle, est la ligne de conduite que j’ai donnée, pour aboutir et faire voter le budget 2010. Nous avons réduit de manière drastique nos dépenses tout en garantissant de quoi financer la part d’autofinancement de l’investissement. Les gestes de ce genre sont reconnus et appréciés ».

 

 

 

> Rencontre le 13.01.10 avec Hervé MORIN, ministre de la Défense

 

 Gaston TONG SANG à la Défense

 

Hervé Morin, ministre de la Défense a reçu, mercredi à Paris, le président Gaston Tong Sang accompagné de Philip Schyle, président de l’Assemblée de la Polynésie française, de Teva Rohfritsch, ministre de la reconversion économique et de Moana Tatarata, président de la caisse de Prévoyance sociale.

 

« Nous sommes venus dire merci à Hervé Morin d’avoir tenu sa promesse.  Ici même, il y a un peu plus d’un an, il nous avait annoncé qu’il voulait une loi d’indemnisation des anciens travailleurs des sites d’expérimentation nucléaire. La loi a été votée. Il a donc respecté ses engagements » a déclaré le président de la Polynésie après cette réunion.


Reste, désormais, à  passer à la phase d’application de cette loi.


Pour sa part, Gaston Tong Sang a affirmé être  « venu porter la voix de la Polynésie française qui réclame une extension de la zone géographique dans l’application de la loi ». De toute évidence le ministre n’y est pas opposé.  Il attend, d’ailleurs, des études scientifiques objectives qui permettront de modifier la zone géographique.


Un guichet indemnisation à la CPS


De même Hervé Morin s’est montré favorable à l’extension de la liste des maladies. « Mais, il n’est pas seul à décider, a souligné le président Gaston Tong Sang, c’est pourquoi,  lors de mon séjour à Paris, je défendrai la position des Polynésiens qui apparemment est conforme à celle du ministre ».


Hervé Morin s’est dit, de surcroît, d’accord pour que l’on accélère la sortie des textes d’application des décrets. « Normalement en mars tout doit être bouclé », a indiqué Gaston Tong Sang qui a précisé que les dossiers d’indemnisation pourront alors être déposés. A ce propos, il a été décidé de l’ouverture  d’un guichet spécial à la CPS destiné à accueillir toutes les personnes demandant à être indemnisées. 

 

Réduction du format militaire


La délégation  polynésienne a  évoqué  la question des terrains militaires et, plus généralement, celle de  la réduction du format militaire qui aura des conséquences importantes sur  le budget du Pays : «cela représente la moitié des effectifs. Ce n’est pas rien, a rappelé le président polynésien. Il nous appartient à nous, communes, Pays, de travailler ensemble pour installer des pôles d’activité économique sur les sites qui vont être libérés par les militaires ».


Lors de l’entretien avec Hervé Morin, la délégation polynésienne, emmenée par Gaston Tong Sang, a appris que la Défense ne se contentera pas de libérer les espaces fonciers. Ainsi le ministère est-il prêt « à financer des travaux de réseaux d’aménagement de ces zones pour qu’elles soient exploitables rapidement ».

 

Hervé Morin en Polynésie française


Le choix du bureau d’étude constitue indéniablement une étape essentielle dans le processus de reconversion. D’autant qu’il ne va pas simplement proposer des idées d’aménagement  et d’occupation de terrains, mais qu’il ira jusqu’à définir le type d’économie qui pourrait être installée sur ces sites.


La discussion avec Hervé Morin a porté aussi sur les failles découvertes sur l’atoll de Moruroa : « Il est vrai que la moindre faille fait toujours peur, a convenu le président de la Polynésie française, mais je pense qu’il faut être réaliste. Quand il y avait des essais, la terre tremblait mais ces mouvements étaient  tout de même surveillés. L’Etat s’est engagé à rester  sur l’atoll de Mururoa pour procéder à une surveillance et tant mieux pour nous.  A la condition qu’il y ait transparence et que les informations soient communiquées au plus grand nombre de personnes ».


Hervé Morin a annoncé à ses interlocuteurs  sa venue prochaine en Polynésie, vraisemblablement, vers le mois d’avril. Il signera alors la convention avec la CPS et peut-être réunira-t-il la commission d’indemnisation pour que les premières demandes soient traitées assez rapidement.



> Rencontre le 12.01.10 avec Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’Etat chargé des transports auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, chargé des technologies vertes et des négociations sur le climat  

 

Sétil : Gaston Tong Sang signe un protocole de partenariat stratégique

 

Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat aux Transports et Gaston Tong Sang ont signé, mardi à Paris, un protocole de partenariat stratégique sur l’avenir de l’aéroport de Tahiti Faa’a. Le Pays pourra faire entendre sa voix au sein du comité d’orientation stratégique qui a été créé.

« Avec cette signature nous avons mis en place un comité d’orientation stratégique » s’est réjoui le président de la Polynésie française qui a néanmoins manifesté un regret : « celui de ne pas avoir pu signer avec le maire de la commune de Faa’a que nous avons en revanche inclus dans le comité d’orientation stratégique. Il est en effet normal que la commune de Faa’a et en particulier son premier magistrat ait son mot à dire sur le développement  de l’aéroport».


Cette signature était une étape nécessaire avant d’installer le nouveau concessionnaire dans un délai de trois mois.

 

Faa’a au comité d’orientation stratégique


Dominique Bussereau a répondu favorablement à  la demande  de Gaston Tong Sang qui avait émis le souhait que le Pays, avec ses partenaires locaux et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), participent paritairement au capital de la société (Les  Pays-partenaires locaux à 50%, et pour l’autre moitié la CDC).


« Si le maire de Faa’a ne fait pas rentrer sa commune dans le capital, il fera de toute façon partie des représentants du Pays dans le comité d’orientation stratégique » a assuré le président de la Polynésie française.


Piste rénovée et Airbus A 380


Le chantier prioritaire sera la rénovation de la piste d’atterrissage pour un montant supérieur à deux milliards CFP.  Gaston Tong Sang a demandé au Secrétaire d’Etat aux Transports que cette piste puisse alors accueillir des Airbus A 380. Dans son esprit, il ne fait aucun doute que le trafic ne pourra qu’augmenter et que « Tahiti devra être capable de recevoir des avions de cette taille dans la perspective de développement d’axes ou de diagonales Chine-Amérique du Sud». Le président de la Polynésie française a, en outre, précisé que l’aérogare serait amélioré au niveau de l’accueil et des circuits des passagers.


Gaston Tong  Sang  a insisté sur le fait que les Polynésiens ne perdaient aucunement le contrôle de la gestion de l’aéroport puisqu’ils étaient bien présents au sein du comité d’orientation stratégique : « Nous prendrons les décisions aux côtés de l’Etat. Le Pays aura toujours son mot à dire, et bien sûr la commune lors des choix stratégiques. En outre, j’ai demandé à ce que ce soit la Polynésie française qui propose le candidat à la présidence de la société. Cela figure dans le protocole ».

 

 

> Rencontre le 12.01.10 avec Marie-Luce PENCHARD, ministre chargée de l’Outre-mer auprès du ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales

 

Le Pays et l’Etat conviennent de moyens pour sortir la Polynésie de la crise


Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer auprès du ministre de l’intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales et  Gaston Tong  Sang, président de la Polynésie Française ont effectué un large tour d’horizon des dossiers économiques polynésiens lors d’un entretien de deux heures, mardi, au ministère de l’Outre-mer. Le Président était accompagné de ses trois ministres Teva Rohfritsch, ministre de la reconversion économique, du commerce extérieur, de l’industrie et de l’entreprise, en charge de l’économie numérique et du développement des technologies vertes, de  Steeve Hamblin, ministre du tourisme et de transports aériens internationaux, en charge de l’aéroport de Tahiti Faa’a et de Moana Greig, ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.  

 

De cet échange il est ressorti que l’Etat va soutenir la Polynésie française en demandant aux bailleurs de fonds de financer les actions en matière d’investissement du Pays. Dans le même temps, un accord a été trouvé à propos de  la DGDE (Dotation Globale de Développement Economique). Des avancées positives  qui inclinent le Président Gaston Tong Sang à l’optimisme tandis que débute l’année 2010 qui verra, a-t-il annoncé,  le Contrat de projet prendre sa pleine mesure.

 

En ce qui concerne le dossier de la DGDE considéré comme très urgent par le président de la Polynésie française, un accord est en vue avec une signature qui devrait intervenir lors de la venue sur le territoire de Marie-Luce Penchard en Polynésie Française. Une visite qui devrait avoir lieu « dans un proche avenir » a d’ailleurs indiqué Gaston Tong Sang avec une satisfaction non feinte. Le président de la Polynésie qui a, en outre, émis le souhait que le montant de la DGDE soit actualisé car il ne l’a pas été depuis treize ans.

Lancer les opérations d’investissements


Les discussions sur les moyens de financement du Pays, notamment en matière d’investissement, ont aussi été  marquées par des avancées dont s’est réjoui le président polynésien : « les besoins de financements du Pays par les bailleurs de fonds sont évalués à environ 180 millions d’euros ». L’Etat va demander à ces mêmes bailleurs de fonds d’aider le Pays.


« Nous avons besoin de cette dotation pour pouvoir lancer nos opérations d’investissements 2010 » a déclaré le président du Pays. Il a rappelé que le budget avait été voté  dans des conditions difficiles en raison de la crise et de la récession budgétaire, mais,  « malgré tout, nous avons pu doter le budget d’investissement de moyens importants » a-t-il rappelé.
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Alléger la Pirogue


La délégation polynésienne a insisté auprès de la ministre de l’Outre-mer sur le fait que la relance de l’économie ne passait pas uniquement par  la relance des investissements publics mais également par ceux du privé. D’où l’importance de la défiscalisation qui détermine souvent  le choix des promoteurs de lancer ou non leurs opérations notamment dans le domaine de la construction qui génère tant d’emplois. « Le soutien du ministère est acquis de ce côté-là, s’est félicité Gaston Tong Sang. Ils ont bien compris que la Polynésie française connaissait actuellement une situation difficile. Nous nous inscrivons dans une démarche qui permettra de sortir la Pays  de la crise et non de l’y installer. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas voulu augmenter la pression fiscale. Au contraire, il faut alléger la pirogue pour pouvoir aller plus vite. Et c’est le cas actuellement de la Polynésie française ».


« Le contrat de projet a eu une année difficile mais nous serons opérationnels à 100% en cette année 2010 notamment da ns le secteur du logement social où la demande est forte, un secteur où nous avons pris deux à trois ans de retard » a enfin précisé le président de la Polynésie française.

 

 

> Rencontre le 11.01.10 avec Jean-Louis BORLOO, Ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, chargé des technologies vertes et des négociations sur le climat  

 

 Gaston Tong Sang veut l’autonomie énergétique pour 2020

Le président Gaston Tong Sang, accompagné de Teva Rohfritsch et de Steeve Hamblin, a été reçu, lundi après- midi, par Jean-Louis Borloo, Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du développement durable et de la Mer.

 

L’Objectif affiché de ce rendez-vous était une demande d’expertises supplémentaires pour tendre rapidement vers l’autonomie énergétique.


Au terme d’une heure d’entretien avec le Président Gaston Tong Sang et de ses deux ministres, Jean-Louis Borloo  a réaffirmé le soutien de l’Etat à la politique menée par le Pays :
« Je suis convaincu que la France peut être le premier pays industrialisé à avoir une stratégie vraiment durable. Et spécifiquement en Polynésie française et à la Réunion, qui ont  des hommes politiques porteurs de projets. On sent cette envie, cette évidence » a déclaré Jean-Louis Borloo toujours enthousiaste à l’évocation des dossiers polynésiens. »
Et de rajouter « Le président Tong Sang veut l’autonomie énergétique. C’est la bonne stratégie et il souhaite  à juste titre une agence polynésienne de l’énergie. Nous  nous sommes donc mis d’accord sur un processus de soutien et de cofinancement. C’est évidemment vital pour la Polynésie »


Le pari n’est pas impossible

Le président de la Polynésie française a mis l’accent, pour sa part, sur  les avancées concrètes déjà perceptibles en la matière. A commencer par la création  de l’Institut de la mer, le contrat avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie) ou,  dans le domaine des énergies renouvelables,  l’avancement des projets qui touchent à l’Energie thermique des mers et la climatisation par les eaux profondes : « L’objectif est de gagner notre autonomie dans le domaine énergétique. Je pense que le pari  n’est pas impossible d’autant, que nous pouvons en avoir  les moyens pour certaine technologie, par exemple, cette immense ressource d’eau froide » a-t-il souligné.

Le Président a rappelé qu’une convention cadre avait  été signée, dernièrement, à  Papeete, entre le ministère du Ministre d’Etat Jean Louis Borloo et la Polynésie française. Elle a pour vocation de favoriser un  partenariat entre la Polynésie et la métropole dans le domaine de l’environnement, dans la logique du Grenelle de la Mer. Des  missions, destinées  à mettre en place cette convention cadre sont actuellement lancées.

Biodiversité unique


« Nous sommes venus pour demander de l’expertise qui  nous permettra de mieux définir des programmes. Aussi,  nous constatons cette volonté permanente de Jean Louis Borloo, de vouloir apporter l’expertise dont nous avons besoin.  Notre idée est simple, c’est de faire de la Polynésie française la vitrine des meilleures technologies françaises dans le Pacifique. Avec  cinq millions de km2 il y a de quoi faire dans le domaine de la mer. Notre biodiversité est unique. Il faut faire de nos îles des centres pilotes d’expérimentation de ces nouvelles technologies » a indiqué Gaston Tong Sang.

 

Dans l’esprit du Président Gaston Tong Sang, « l’autonomie énergétique ce sera pour 2020 ». 

 

Et de noter qu’ « aujourd’hui, l’énergie solaire se développe très vite, une dizaine d’opérateurs existent déjà en Polynésie, et puis il y a d’autres énergies renouvelables à exploiter, comme les énergies produites par  la mer  et le  vent ».


Le ministre de l’Ecologie a martelé que le gouvernement Fillon soutenait « la convention relative aux énergies marines. Que ce soit au titre du financement expérimental ou des aides fiscales nécessaires, sachant que nous l’avons fait sur un autre dossier, qui est celui de la défiscalisation de la partie énergie autonome de Tetiaora ». Et de conclure : «  C’est bizarre, je m’y sens chez moi sans y être encore jamais allé ».


Immanquablement interrogé, sur sa venue possible, en Polynésie, Jean-Louis Borloo a admis que  « nous devrons faire un point au niveau opérationnel au printemps ».


Jean-Louis Borloo a une nouvelle fois manifesté un réel intérêt pour les  dossiers du Pays, tout comme à chacune des nombreuses réunions qu’il a eu avec les élus polynésiens, il  a souligné le plaisir qui était le sien « de retrouver quelques amis dont le ministre Teva Rohfritsch, qui a été un grand acteur du Grenelle de la Mer et des Océans ».